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Il y a quelques années Dominique DHC m'a demandé si j'acceptais de retranscrire certains de mes marquoirs anciens.

Mes derniers travaux de retranscription de marquoirs datent d'il y a plus d'un an car l'envie est passée, trop de temps pour la retranscription pour retrouver mon travail sur des sites étrangers.

Ce fut pour moi une riche expérience car j'ai rencontré grâce à ces marquoirs des brodeuses passionnées qui se sont inscrites à mes SAL.

Quelques exemples de mes retranscriptions que vous pouvez toujours trouver chez Dominique.

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Un marquoir datant de 1868 le troisième brodé par une jeune fille de la famille de Marie MASSENOT.

J'avais déjà retranscrit les deux premiers. 

Une chance pour ces trois marquoirs qu'ils ne se soient pas dispersés dans la nature.

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Et puis le dernier ....

Je n'avais pas eu le temps de vous raconter pourquoi celui-ci me tient tant à coeur, car il porte le prénom et le nom de ma grand-mère.

Elle s'appelait Marie, et elle était née à Marle dans l'Aisne.

J'ai très peu de photos d'elle car en ce temps-là, rares étaient les appareils photos, alors pour des évènements importants un photographe venait dans les maisons.

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Ce n'est pas tout son nom de famille était Paradis.

Une petite Marie au Paradis ... Cela aurait pu s'arrêter là, mais Marie a choisi de venir au monde un 23 Août 1896, le dernier jour du signe de .... la Vierge !

Petite fille elle avait appris à broder, à coudre et à faire de la dentelle. Adulte elle était devenue petite main.

Le seul regret que j'ai c'est qu'elle ne m'ait jamais appris à broder ni à coudre alors que je passais tous mes mercredis après-midis chez elle.

Les souvenirs reviennent, les tartines remplies de crème de roquefort et les gaufrettes fourrées à la vanille.

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Le grenier ou caverne d'Ali Baba où l'on accédait par un escalier de meunier, avec son odeur très particulière.

J'allais souvent là-haut car c'est dans cet endroit que ma grand-mère conservait tous ses boutons, instruments de couture et surtout les deux poupées Bleuette de ma maman et de sa soeur avec tous leurs habits confectionnés par ma grand-mère à l'aide du journal de Suzette.

Malheureusement lors de sa disparition, les vautours ont fait le ménage dans la maison !

Il ne subsiste plus rien de tous ces souvenirs, juste dans ma tête !

Il ne me reste que son porte aiguille fait par elle d'ailleurs.

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J'ai quand même appris à broder au collège. Déjà j'aimais les chats !

Pas encore bleus !

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Voilà donc l'histoire d'un marquoir en souvenir de ma chère grand-mère Marie Paradis.

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J'ai gardé pour la fin, le message envoyé par Dominique lorsqu'elle a su que ma grand-mère s'appelait Marie Paradis :

"Donc tu viens de quelqu'un qui s'appelait Paradis !!!! Cela ne m'étonne pas de toi .... "

Je me demande bien pourquoi ?

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A demain pour la suite de l'histoire de la petite Marie douée pour les travaux d'aiguilles.

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